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Cela paraît presqu’anodin et passe même pour un fait normal. Portefaix en route vers le point de chute indiqué par le client ; charretier chargé d’articles insolites, le tout empoigné par un passager assis à l’arrière d’une moto. Les plus fréquents de ces tableaux, ce sont les taxis-motos, communément appelé « Zémidjan » qui traversent toute la ville avec un passager à l’épaule chargée d’une longue barre de fer au bout de laquelle pend parfois une étoffe de tissu enduit de crasse. Il est vraiment désagréable de devoir disputer son passage avec ces usagers de la route quand on traverse les artères principales de certaines de nos villes phares telles que Cotonou et Porto-Novo.
Nous sommes à deux semaines des fêtes de fin d’année, période où stress, vol, sentiment d’insécurité et d’euphorie prennent plus aisément place dans nos quotidiens et surtout dans la circulation. La prière des uns et des autres est d’arriver à bon port, sur pieds et en un seul morceau. Une prière que l’incivisme de certains, entrave chaque jour qu’il faudra rallier un itinéraire. Les compatriotes continuent d’acclamer le gouvernement et les élus locaux pour l’effort consenti afin d’améliorer notre cadre de vie et assurer un environnement de paix et de sécurité. Mais tous ces efforts seront vains si rien n’est fait pour étouffer les poches de résistance au civisme. Nous sommes en effet au 21ème siècle et se balader en pleine ville avec du fer à béton traînant sur le bitume à l’arrière d’une mobylette, n’exhibe que des images dégradantes de nos villes. Parfois ce sont des brouettes qui pendouillent au bras du passager remorqué par le Zémidjan. Nul n’est censé ignoré la loi dit-on ! Mais qu’en est-il des textes de loi qui répriment tout acte d’incivisme ? Sont-ils vraiment appliqués ? Si oui, pourquoi ces phénomènes persistent-il ? Ce sera l’objet de l’acte 2 du même article sur lequel nous investiguerons pour vous.